Protection de base : permanente et gratuite.Activez gratuitement la protection de base
Savoir-faire marques · Notions de base

Les dangers pour votre marque verbale

Une marque verbale est précieuse – et vulnérable. Qui connaît les dangers typiques les repère tôt et peut agir avant que le dommage ne survienne. Voici la vue d'ensemble complète.

Marque enregistrée (symbole Registered)
L'enregistrement est le début – pas la fin de la protection de la marque.
L'essentiel d'abord

Enregistrée ne veut pas dire protégée

L'enregistrement auprès de l'Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle (IPI) vous confère un droit – mais il ne le surveille pas. C'est à vous de repérer si quelqu'un dépose une marque identique ou similaire. C'est précisément de cette faille que naissent la plupart des dangers.

Pourquoi les dangers apparaissent

Le droit des marques est un droit du premier déposant : est protégé celui qui dépose en premier – et qui défend activement son droit. L'office n'examine toutefois pas de lui-même un nouveau dépôt par rapport aux marques existantes et ne vous avertit pas. La nouvelle marque est néanmoins publiée, et dès ce moment court un délai pendant lequel vous pouvez former opposition.

Qui ne fait rien pendant ce temps risque de voir s'établir une marque susceptible d'être confondue. Plus deux signes similaires coexistent longtemps, plus votre caractère distinctif s'affaiblit – et plus la défense ultérieure devient difficile et coûteuse.

Le cycle de vie d'un conflit de marques

1

Votre enregistrement

Votre marque verbale est protégée – mais l'office ne surveille pas.

2

Nouveau dépôt

Quelqu'un dépose une marque verbale identique ou similaire.

3

Publication

La nouvelle marque est publiée – le délai d'opposition commence.

4

Le délai expire

Sans réaction, le dépôt subsiste.

5

Trop tard

La défense devient difficile et coûteuse – souvent devant les tribunaux.

Les principaux dangers en un coup d'œil

Dépôt identique

Quelqu'un dépose exactement votre nom de marque – le conflit le plus évident, mais pas le plus fréquent.

Marques similaires

Des signes similaires par la sonorité, la graphie ou le sens créent un risque de confusion – la cause la plus fréquente.

Délai manqué

Si le délai d'opposition après publication est manqué, la défense simple est perdue.

Dilution

Si vous tolérez de nombreux profiteurs, votre marque perd sa force distinctive – jusqu'à devenir un terme générique.

Exploitation de la réputation

Les marques connues sont imitées à dessein pour profiter de leur bonne réputation.

Domaines & réseaux sociaux

Les noms similaires apparaissent d'abord comme domaine ou pseudo social – souvent des mois avant le dépôt de marque.

Les quatre types de similitude

Le risque de confusion ne naît pas seulement de noms identiques. Les marques sont comparées sur trois niveaux de perception – sonorité, graphie et contenu sémantique – et la combinaison d'éléments verbaux joue en plus un rôle. Une similitude sur un seul niveau peut déjà suffire. Dans les pages suivantes, nous expliquons chaque type avec des exemples de marques connues.

Des affaires connues montrent ce qui est possible

Lindt « Goldhase »vslapin doré Lidl
risque de confusion admis

Le Tribunal fédéral suisse a jugé en 2022 que le lapin en chocolat de Lidl était susceptible d'être confondu avec le lapin doré de Lindt – les consommateurs ne pouvaient pas distinguer les formes dans leur souvenir.

La leçon à en tirer : L'impression d'ensemble et le souvenir imparfait décident, pas la comparaison directe de détail.

Tribunal fédéral, 4A_587/2021, 2022

L'affaire en détail

Applevs« Apfelkind »
conflit – Apple a cédé

Apple s'en est pris au logo d'un petit café de Bonn qui montrait une pomme avec un visage d'enfant. Après un long litige, le groupe a cédé.

La leçon à en tirer : Même les marques connues surveillent activement – et la similitude s'interprète largement.

Procédure DPMA, 2011–2013

L'affaire en détail

« Big Mac »vs« Supermac's »
protection restreinte

Dans le litige avec la chaîne irlandaise Supermac's, McDonald's a perdu en 2024 devant le Tribunal de l'UE une partie de la protection de la marque Big Mac, faute de preuve d'usage suffisante.

La leçon à en tirer : Une marque ne se détient pas seulement : il faut l'utiliser et la défendre.

Tribunal de l'UE, T-58/23, 2024

L'affaire en détail

« OPENAI »vsEUIPO
pas d'enregistrement

En 2023, OpenAI a voulu enregistrer son propre nom comme marque verbale de l'UE pour les logiciels et services d'IA. En 2026, le Tribunal de l'UE a confirmé le refus : « open » + « AI » serait purement descriptif.

La leçon à en tirer : Un nom qui décrit l'offre n'obtient pas de protection – aussi célèbre soit-il.

Tribunal de l'UE, T-555/25, 2026

L'affaire en détail

La bonne nouvelle

Détecter tôt, c'est simple – et bon marché

Vous n'avez pas à fouiller les registres vous-même. Un système d'alerte précoce automatique signale les dépôts susceptibles d'être confondus tant que vous pouvez encore réagir simplement. Et vous pouvez commencer gratuitement.

Gardez votre marque à l'œil

Configurez votre surveillance gratuite en deux minutes – sans carte de crédit.

Cet article est fourni à titre d'information et ne constitue pas un conseil juridique. Les affaires citées sont des exemples rapportés publiquement, à titre d'illustration.